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Nouvelles International:

Tito Gourgel
Attaché de press
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Centrafrique
Demande d'une enquête internationale sur la disparition d'un opposant

Bangui, 6/9 - L'opposition centrafricaine a réclamé samedi une enquête internationale sur la disparition de l'opposant et chef rebelle centrafricain Charles Massi, et contesté la conclusion du parquet de Bangui, qui a estimé mi-août qu'il était "présumé vivant".

Le Collectif des forces du changement "exige (...) une enquête internationale pour faire toute la lumière sur cette situation et prouver si Charles Massi est encore vivant ou mort", a déclaré à l'AFP Me Nicolas Tiangaye, porte-parole du collectif, qui regroupe l'opposition et des mouvements politico-militaires ayant intégré le processus de paix en Centrafrique.

"Le Collectif des forces du changement estime que la version du procureur de la République selon laquelle Charles Massi a simplement disparu est erronée", a-t-il également déclaré. Dans un communiqué daté du 12 août, le procureur de la République de Bangui, Firmin Findiro, avait déclaré notamment:

"L'enquête ouverte par le parquet n'a révélé aucun matériel plausible de nature à attester la disparition, a fortiori la torture et l'assassinat, de M. Massi" à Bangui ou dans la prison de Bossembélé (150 km au nord-ouest de la capitale).

Charles Massi, ex-ministre et chef de la rébellion de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP) qui n'a pas signé les accords de paix, est donné pour mort depuis janvier par sa famille qui affirme qu'il a été enlevé le 19 décembre au Tchad, dans une zone frontalière, puis livré à la Centrafrique.

Selon la version avancée par ses proches, il aurait été transféré au Camp militaire de Roux et ensuite à la prison de Bossembélé où il aurait été torturé par des éléments de la garde présidentielle. Bangui dément toute implication dans sa disparition.

Source: Angop


Guinée

Le début officiel de la campagne pour le second tour passe inaperçu

Conakry, 6/9 - La campagne pour le second tour de l'élection présidentielle en Guinée, prévu le 19 septembre, a été lancée officiellement, dimanche, en toute discrétion, et en l'absence du président de la transition, le général Sékouba Konaté, toujours en visite au Maroc.

"Le décret invitant le corps électoral n'a pas été signé par le général Sékouba Konaté du fait qu'il est en visite privée au Maroc", a déclaré à l'AFP le ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement de transition, Aboubacar Sylla.

"C'est pourquoi nous nous basons sur les dispositions du code électoral pour annoncer que la campagne électorale débute ce dimanche 5 septembre et s'achève le 17 à minuit", a ajouté M. Sylla.

Les deux candidats, Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé, se sont engagés à mener une "campagne politique apaisée" et à se conformer "scrupuleusement" au verdict des urnes, dans un accord signé vendredi à Ouagadougou. Cellou Dalein Diallo était arrivé largement en tête du premier tour avec 43,69%, devant l'opposant historique Alpha Condé qui recueillait 18,25% des suffrages.

Le scrutin doit mettre un terme à la période de transition et redonner le pouvoir aux civils, après plus d'un demi-siècle de régimes autocratiques, civil puis militaires.

Source: Angop


Soudan
L'avenir du Sud-Soudan est dans l'agriculture, pas dans le pétrole (BM)

Juba (Soudan), 6/9 - Le Sud-Soudan doit se défaire de son énorme dépendance vis-à-vis du pétrole et évelopper son agriculture, a estimé samedi une responsable de la Banque mondiale (BM) en visite à Juba, capitale de cette vaste région sous-développée.

La directrice-adjointe du département Afrique de la BM, Obiageli Ezekwesili, a déclaré que l'agriculture avait, à long terme, un énorme potentiel dans le Sud, une région semi-autonome qui doit prendre part en janvier à un référendum d'indépendance pouvant aboutir à la partition du plus vaste pays d'Afrique.

"Le développement du secteur de l'agriculture est l'antidote à la fameuse malédiction" du pétrole, a-t-elle déclaré à la presse à l'issue d'une visite de quatre jours.

"Il est crucial de mettre en place un programme crédible de développement économique pour réduire la pauvreté, et c'est là où la Banque mondiale peut aider", a-t-elle ajouté.

Les réserves pétrolières du Soudan sont estimées à environ six milliards de barils. Une grande partie des ressources pétrolières est située au Sud-Soudan ou à la lisière du Nord et du Sud.

Les royalties sur le pétrole comptent pour plus de 90% des revenus du gouvernement sudiste.

Le Sud, en grande partie chrétien, panse encore ses blessures de deux décennies de guerre avec le Nord, majoritairement musulman, un conflit aux causes religieuses, politiques et économiques à l'origine de deux millions de morts. Quelque quatre millions de personnes -- soit environ la moitié de la population du Sud-- recevront cette année une aide alimentaire, selon l'ONU.

Source: Angop


Mozambique-Emeutes
Calme à Maputo qui se prépare à un lundi chaud

Maputo, 6/9 - Le calme régnait dimanche à Maputo, après trois jours d'émeutes contre la vie chère qui ont fait dix morts, mais la capitale mozambicaine se préparait à de nouvelles explosions de violence dès lundi.

"La situation est calme maintenant, aucun incident lié aux manifestations n'a été rapporté", a indiqué à l'AFP la porte-parole de la police de Maputo, Silvia Mahumane.

Les forces de l'ordre se préparaient toutefois à une reprise des protestations, prévue lundi à en croire les appels à la grève générale circulant par textos.

"Nous sommes prêts à contrôler la situation, en ce qui concerne nos forces déployées sur le terrain", a affirmé Mme Mahumane.

"Nous continuons à surveiller la situation." La Croix-rouge nationale était aussi sur le qui-vive.

"Demain (lundi), nous prendrons des mesures préventives afin de ne pas être pris par surprise si les violence éclatent de nouveau", a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Americo Ubisse.

"Même aujourd'hui, nos équipes sont prêtes" en dépit du calme, a-t-il souligné. De nombreux habitants de Maputo ont profité du répit du week-end pour acheter des biens de première nécessité, afin de se prémunir contre une nouvelle paralysie de la ville.

Mercredi, des milliers de protestataires étaient descendus dans les rues à l'annonce d'une nouvelle hausse du prix du pain, à l'appel de textos qui se sont répandus dans les faubourgs pauvres de la capitale. En trois jours, les émeutes ont fait dix morts et quelque 450 blessés, selon un bilan officiel.

Dévasté par la longue guerre civile (1976-1992) qui a suivi un conflit armé pour l'indépendance de l'ancienne colonie portugaise, le Mozambique connaît une misère alarmante. 65% de ses 20 millions d'habitants vivent sous le seuil de pauvreté.

Source: Angop


Tunisie-Entretien Abbas-Ben Ali
Pourparlers israélo-palestiniens au menu

Tunis, 6/9 - Les résultats des pourparlers directs israélo-palestiniens ont été au coeur d'un entretien dimanche entre le président tunisien Zine El Abidine Ben Ali et son homologue palestinien Mahmoud Abbas.

M. Ben Ali et M. Abbas "ont eu un entretien au cours duquel le président palestinien a informé le Chef de l'Etat des résultats des rencontres qu'il a eues à Washington, dans le cadre des négociations directes palestino-israeliennes", a précisé l'agence gouvernementale TAP.

"Il était (..) impératif d'informer le président Ben Ali des détails des entretiens que nous avons eus à Washington et de lui présenter notre vision de l'avenir proche et notre suivi des différentes questions qui se posent, a indiqué M. Abbas à l'issue de cet entretien.

Arrivé dimanche après midi pour une visite de "fraternité et de travail", accompagné de son porte-parole Nabil Abou R'deina et de Nabil Chaâth,
membre du comité central de l'Organisation de libération de la palestine (OLP), Abou Mazen a quitté Tunis le soir pour se diriger vers Amman (Jordanie), a indiqué à l'AFP une source palestinienne.

Le président de l'Autorité palestinienne a effectué samedi une visite en Libye lors de laquelle il s'est entretenu aussi avec le chef de l'Etat libyen Mouammar El Kadhafi.

Jeudi dernier, M. Abbas et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu se sont entretenus à Washington dans le cadre de la reprise du dialogue direct soutenu par les Etats-Unis.

Au menu des pourparlers figurent les questions de sécurité et les frontières, mais aussi le statut de Jérusalem, les réfugiés ainsi que le partage de l'eau.

Source: Angop


 

 

Mise à jour le Lundi, 06 Septembre 2010 12:35