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Nouvelles International:
Sénégal
Dakar, 3/9 - Le chanteur sénégalais Youssou Ndour, qui dirige déjà un important groupe de presse privé à Dakar, a lancé sa télévision privée, après un conflit avec les autorités sénégalaises sur le mode de financement de cette chaîne. Le lancement de la TFM (télévision futurs médias), une chaîne culturelle, a réuni mercredi soir autour d'un "ndogou" (repas de rupture du jeûne) officiels, diplomates, opérateurs économiques, musiciens et hommes politiques. "La télévision est un instrument qui diffuse des informations, elle peutêtre un instrument de propagande mais peut être dangereuse", a déclaré le Premier ministre sénégalais Souleymane Ndéné Ndiaye qui a félicité Youssou Ndour "Je n'ai jamais douté parce que j'ai toujours crû que TFM émettrait, tôt ou tard", a déclaré Youssou Ndour. La star de la musique sénégalaise avait annoncé en mai à Dakar avoir obtenu l'autorisation d'émission pour sa télévision privée que l'Etat sénégalais refusait de lui accorder depuis 2008. Youssou Ndour, âgé 50 ans, possède au Sénégal son groupe de presse, Futurs Médias, qui comprend la radio RFM (radio futurs médias) et le quotidien L'Observateur, souvent critiques envers le régime d'Abdoulaye Wade. Le lance-ment de TFM intervient après un conflit avec les autorités qui portait, officiellement, sur le mode de financement de la chaîne que le chanteur voulait lancer coûte que coûte. Le 1er mai, le président Abdoulaye Wade avait lié le refus d’accorder une autorisation d’émettre à la TFM à la volonté de l’Etat d’échapper à tout condition-nement de sa politique par "des étrangers". Youssou Ndour l'avait ensuite convaincu que le financement n'était pas lié à l'étranger, en apportant des "preuves", avait déclaré le ministre de la Communication, Moustapha Guirassy. Source: Angop
Sénégal
Dakar, 3/9 - Des imams de la banlieue de Dakar sont à la tête d'un mouvement de revendications sociales contre le coût de l'électricité, les coupures de courant et les inondations, un fait nouveau au Sénégal dénoncé par le pouvoir comme l'action de religieux "membres de l'opposition". "Nous avons pris les devants en tant que leaders religieux pour jouer un rôle dans la prise en charge des problèmes des populations. Certains nous prennent pour des opposants", reconnaît l'imam Youssoufa Sarr, porte-parole du Collectif des imams et résidants de Guédiawaye, dans la banlieue de Dakar. Ce Collectif, créé en novembre 2008 et dirigé par des imams pour régler au départ les questions liées à l'électricité, s'est ensuite élargi aux inondations, récurrentes au Sénégal à la moindre pluie un peu forte, et à la qualité de l'eau dans la banlieue de la capitale. "Notre mouvement n'est pas religieux mais citoyen. C'est un cadre où des chrétiens et des animistes sont représentés. Le prophète Mahomet, notre référence, était éminemment politique. Il gérait la cité-Etat de Médine (Arabie) et dirigeait le culte", affirme M. Sarr, gestionnaire de formation à la retraite. Les imams ont eu recours à des procédés de mobilisation variés: sermons, porte à porte, réunions publiques, marches. Récemment, ils ont appelé les populations sénégalaises à ne pas payer l'électricité si les coupures, très fréquentes, continuaient. "C'est une rupture. Ces imams ont pris la direction de mouvements citoyens qui étaient autrefois le fait d'intellectuels", analyse Penda Mbow, historienne à l'Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Au Sénégal, pays à 95% musulman réputé pour sa tolérance religieuse, l'islam est essentiellement confrérique. La quasi totalité des Sénégalais appartiennent à des confréries et vouent un culte à des guides religieux très influents, les marabouts. Source: Angop
Burundi L'opposition appelle le président Nkurunziza au dialogue
Bujumbura, 3/9 - L'opposition burundaise a appelé jeudi le président Pierre Nkurunziza au dialogue et à engager immédiatement "des consultations pour la paix et la démocratie", reconnaissant ainsi pour la première fois sa réélection à la présidentielle de juin. "Il est plus qu'urgent que le président (Nkurunziza) instaure immédiatement un cadre de dialogue entre lui et l'ADC" (Alliance démocratique pour le changement, coalition qui regroupe les principales formations de l'opposition), a déclaré le président de l'ADC, Léonce Ngendakumana. Ceci "en vue de consolider la paix et de renforcer les acquis d'une vraie démocratie au Burundi", a expliqué au cours d'une conférence de presse M. Ngendakumana, également président du parti Frodebu. L'ADC regroupe 12 partis d'opposition, dont l'ex-rébellion des Forces nationales de libération (FNL), qui se sont retiré du processus électoral débuté en mai dernier. L'ADC refusait jusqu'à présent de reconnaître la réélection de M. Nkurunziza (au pouvoir depuis 2005) et exigeait de nouvelles élections générales. "La question de nouvelles élections ne se pose plus (...) et le président Nkurunziza, c'est le président", a concédé M. Ngendakumana. Le responsable de l'ADC, qui était accompagné de plusieurs responsables des partis membres de cette coalition, a souhaité qu'un dialogue avec le chef de l'Etat traite "de l'insécurité devenue très préoccupante", de la "libération des prisonniers politiques", et de "la création de conditions politiques et sécuritaires permettant le retour d'exil des différents leaders d'opposition qui ont fui le Burundi". Source: Angop
RDCongo L'onu publiera le 1er octobre le rapport accusant le Rwanda de
Geneve, 3/9 - L'ONU publiera le 1er octobre le rapport accusant le Rwanda de crimes en République démocratique du Congo de 1996 à 1998 pour laisser aux "Etats concernés" le temps de faire des commentaires qui seront ajoutés au document, a indiqué jeudi le Haut commissariat aux droits de l'homme. "A la suite de demandes, nous avons décidé de donner aux Etats concernés un mois supplémentaires pour faire des commentaires sur le projet (du rapport)", a expliqué la Haut commissaire aux droits de l'homme, Navi Pillay, cité dans un communiqué. Un projet de ce rapport, dont l'AFP s'est procuré une copie, détaille les massacres, viols et pillages commis par des militaires de plusieurs pays et notamment du Rwanda au cours des deux guerres qui se sont déroulées dans l'ex-Zaïre. Ces informations ont provoqué un tollé à Kigali qui a menacé de retirer ses 3.550 soldats de la paix au Soudan si ce rapport était publié. Source: Angop
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| Mise à jour le Vendredi, 03 Septembre 2010 13:48 |
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